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L’Union internationale pour la conservation de la nature vient de lancer au cours du sixième congrès mondial des parcs qui se déroule du 12 au 19 novembre à Sydney, la liste verte des aires protégées. Il s’agit d’un nouveau système de certification permettant d’évaluer la qualité de gestion et de gouvernance des aires protégées et de valoriser celles qui répondent à l’ensemble des standards.

La France est un pays pilote de l’initiative et participe activement à la promotion de ce nouveau système en lien avec ses réseaux d’aires protégées. Ainsi, le Comité français de l’UICN a établi en 2013 un groupe d’experts avec pour président, Jean-Philippe Siblet, directeur du Service du patrimoine naturel au Muséum national d’histoire naturelle. Ce groupe de référence permet de contribuer au développement de la liste verte à l’échelle nationale et de promouvoir la candidature de sites. Plusieurs partenaires financiers ont apporté leur appui à ses activités, notamment le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, le Conseil Régional d’Île-de-France, la Mairie de Marseille, l’Agence des aires marines protégées et Parcs nationaux de France.

Sur les 23 aires protégées candidates à la liste verte des aires protégées de l’UICN, 5 sont des sites français. Les lauréats sont le parc national des Pyrénées, la réserve naturelle nationale de Cerbère Banyuls, le parc naturel marin d’Iroise, l’espace naturel sensible Marais d’Episy et le parc national de la Guadeloupe. Ce résultat constitue une reconnaissance internationale de la qualité de la gestion et de la gouvernance de ces cinq aires protégées. Les certificats ont été décernés à l’occasion d’une cérémonie qui s’est déroulée pendant le Congrès mondial des Parcs le 14 novembre, en présence du Président de l’UICN, Monsieur Zhang Xinsheng, et de sa nouvelle Directrice générale, Madame Inger Andersen.

Le prochain Congrès mondial de la nature, qui se tiendra en 2016 à Hawaï, validera définitivement les critères et le système de gouvernance de la liste verte des aires protégées, sur la base des retours d’expériences de cette phase pilote. Au cours des deux prochaines années, le groupe de référence va poursuivre ses activités pour améliorer l’adaptation des indicateurs au contexte national, faciliter les procédures d’inscription et d’évaluation, et promouvoir de nouvelles candidatures françaises.