Durant la phase pilote de la liste verte qui s’est déroulée entre 2013 et 2014, le groupe de référence français a contribué à la mise en place de la méthodologie puis à son application sur cinq aires protégées aujourd’hui inscrites sur la liste verte (parcs nationaux des Pyrénées et de Guadeloupe, Parc naturel marin d’Iroise, Réserve naturelle de Cerbère-Banyuls, Espace naturel sensible du marais d’Episy). Cette expérimentation a pris fin avec le congrès mondial des parcs qui s’est déroulé à Sydney du 12 au 19 novembre 2014, au cours duquel l’initiative a fait l’objet d’un lancement officiel, avec l’inscription des premiers sites lauréats.

La liste verte entre aujourd’hui dans une phase dite de développement qui vise à consolider les acquis de la précédente phase, à engager de nouveaux pays dans l’initiative, et à valider définitivement les standards et le système de gouvernance. Cette étape de maturation de l’initiative s’échelonnera jusqu’au prochain congrès mondial de la nature en septembre 2016, date à laquelle l’initiative sera systématisée et déployée à l’échelle mondiale.

Un premier bilan des bénéfices et des difficultés rencontrées a été élaboré et a permis d’identifier plusieurs éléments de progrès :
– le processus de la liste verte pourrait à terme être intégré avec les méthodologies de suivi-évaluation existantes. En effet, il n’existe pas de cadre commun à l’ensemble des réseaux d’aires protégées nationaux, et la liste verte pourrait permettre de combler ce manque. Les gestionnaires eux-mêmes ont exprimé ce besoin afin de pouvoir partager les méthodes de gestion.
– Cette démarche doit permettre de reconnaître les efforts de gestion mis en œuvre dans des aires protégées à faibles moyens. Un processus de progression accompagné de conseils pour améliorer l’efficacité de la gestion et de la gouvernance sera envisagé pour les aires protégées qui n’auront pas le label.
– La composition du groupe de référence sera ouverte aux sciences humaines et sociales pour renforcer l’expertise en matière d’évaluation des structures de gouvernance
– Le cadre européen mis en place avec l’Espagne et l’Italie doit perdurer et être étendu à d’autres pays comme ceux du Maghreb et tout pays européen limitrophe qui souhaiterait être impliqué dans la démarche.

En conclusion de cette phase pilote, les perspectives suivantes ont été soulignées pour que la liste verte soit une réussite :
– être un processus apportant de multiples avantages (souligner le succès, promouvoir les échanges d’expérience…),
– promouvoir la diversité des espaces protégés,
– mettre en pratique un processus d’amélioration continu,
– engager les sites déjà inscrits sur la liste verte dans un travail de mise en œuvre de partage d’expérience,
– assurer la pérennité financière de l’initiative,
– renforcer son intégration dans le système institutionnel (réseaux et initiatives européennes…).

Les aires protégées inscrites sur la liste verte devront servir de modèle, de guide pour l’ensemble du système et aider les autres espaces protégés à atteindre les standards.